Horribilis (James Gunn. 2006)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement Stanley Lloyd Kaufman, fondateur de Troma Entertainment, pour avoir un jour lancé la carrière de James Gunn.

Tous mes remerciements à  James Gunn, d’avoir su garder son âme d’adolescent attardé pour nous plonger dans la nostalgie d’un bon film de série B des années 70-80 avec les moyens d’Hollywood. Horribilis se trouve être un film drôle avec ses personnages et ses dialogues stéréotypés. Sa cohérence vient notamment du fait qu’il est avant tout une revisite nostalgique mais « bankable » des archétypes d’un cinéma vintage et de seconde zone.  Je vous le conseille entre amis, en famille ou pendant les repas.

James, Stanley. Checkez ça les mecs

Grant Grant est homme d’affaires à Wheelsy, petite ville américaine, il aime sa femme Starla, mais elle, semble indifférente à son amour. Un jour pour se consoler, il boit trop et part se ballader avec une autre femme. Malhereusement, pendant la promenade, Grant Grant se fait transpercer par un dard sorti d’un cocon gélatineux extraterrestre. Après ce soir là, Grant Grant se transforme peu à peu en mutant dont le but est d’engrosser une mère porteuse afin que son espèce envahisse la Terre comme elle a toujours fait, sur d’ autres planètes, de galaxie en galaxie. Pendant ce temps, les habitants de Wheelsy attendent impatiemment le jour de la chasse au cerf, inconscients que cette année, ce sont-eux les proies d’une chasse mortelle.

Horribilis, c’est un peu le thème de La Belle et la bête mélangé à du steak haché.

PCJ séance n° 26

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Frenzy (Alfred Hitchcock. 1972)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement Sir Alfred Hitch’ de m’avoir démontré qu’à 73 ans et 50 films, un master reste un master.  Où que tu sois Hitch’, je tiens à te dire que mon plus gros fantasme cinématographique serait que tu sois encore là, juste pour voir à quoi ressembleraient tes films aujourd’hui.

Frappe deux fois si tu m’entends Alfred.

Frenzy reste méconnu par rapport aux mastodontes hollywoodiens réalisés par Hitchcock (Psychose, Fenêtre sur cour, Les Oiseaux, Vertigo, La Mort aux trousses…). Tourné en Angleterre, Frenzy est l’avant dernier film du cinéaste. Il y reprend son fameux thème du faux coupable pourchassé à tort. Cette fois, la chasse a lieu dans une Londres populaire décrite avec un humour grinçant. Pour ce film, Hitchcock devient plus vulgaire et cynique. Du coup, son film prend un aspect à la fois réaliste et théâtral, moderne et classique, acide, terrifiant et drôle. On y trouve un grand nombre d’éléments nouveaux mêlés avec habileté avec les ingrédients déjà existants du cinéaste. Ce film parle de meurtre, de culpabilité, de sexe et de nourriture. Bon appétit.

« Ravissant… ravissant…ravissant… » (En version originale : « Lovely… Lovely… Lovely… »)

PCJ séance n° 18


 

Critters 2 (Mick Garris. 1988)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement Mick pour ce film qui a joué un grand rôle dans mon enfance. En effet, c’est dans l’attente inespérée de la sortie de Gremlins 3 que Critters 2 est venue étancher ma soif de petits monstres débiles au cinéma. Mais maintenant qu’on a bien rigolé, j’aimerais savoir quand sort Gremlins 3.

Bises Mick.

Les habitants de Grover’s Bend s’organisent pour la chasse annuelle des œufs de Pâques. Malheureusement, les œufs utilisés renferment des Critters, immondes boules de poils venues de l’espace. Au moment de l’éclosion, les monstres sanguinaires jaillissent et dévorent tout sur leur passage.

Ne sont-ils pas mignons?

PCJ Séance n°19. Deuxième film présenté par Eddie Calderon : Histoire de cannibales (Tsui Hark. 1980)

The Gate (Tibor Takács. 1987)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement  Tibor pour m’avoir appris qu’il ne faut jamais enterrer son chien dans le jardin, par contre, il est très important de toujours bien lire les pochettes d’albums de Heavy metal satanique.

Adjonisten Tibor ! (il est hongrois)

Des enfants d’un même quartier sont en train, accidentellement, d’invoquer des forces démoniaques par le biais d’un rituel. Les portes de l’Enfer sont maintenant ouvertes dans le jardin d’un des jeunes garçons , communiquant sans entrave avec le monde terrestre. Mais la bande de copains fera tout pour qu’elles se referment à jamais. Narration farfelue, ellipses maladroites, mais certains effets spéciaux sont encore très impressionnants.

 » Tu as été méchant ! « 

PCJ séance n° 25

L’Enterré vivant (Roger Corman. 1962)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement Roger Corman pour La Petite boutique des horreurs (1960) et pour avoir contribué à la carrière de Martin Scorcese, Francis Ford Coppola, Joe Dante, Jonathan Demme, Jack Nicholson…

Du fond du cœur Roger. Big up.

Au 19ième siècle, une jeune femme se rend au domaine de l’homme qu’elle aime. Elle réalise peu à peu que son bien aimé est totalement obsédé par l’idée d’être enterré vivant. L’homme tombe dans une spirale folle et rejète tout le monde autour de lui, malgré cela, elle fera tout pour lui venir en aide. L’Enterré vivant est tourné en grande partie en studio, chaque fois qu’on sort d’ un manoir ou d’ un mausolée, c’est pour aller dans une clairière près d’un cimetière dont la particularité est sa brume constamment en lévitation au dessus du sol. On y voit des scènes pendant lesquelles il semble soudain très agréable de cueillir des fleurs, en couple, près des pierres tombales et les jambes enfoncées dans le brouillard. Quel drôle d’endroit où vivre pour un homme dont la pire angoisse est de mourir Enterré vivant ! Le scénario de ce film m’a beaucoup fait penser à Le Secret derrière la porte (Fritz Lang. 1948). La comparaison s’arrêtera au niveau du scénario puisque Roger Corman est un cinéaste à classer dans la série B et qu’ il filmait en quelques jours avec des budgets microscopiques et des salaires de misère. Contrairement au film de Fritz Lang, L’Enterré vivant est raide, parfois risible, les personnages sont naïfs, les situations peu crédibles, les décors et les costumes font bricolés et le suspense n’est pas vraiment présent. Malgré tout, ces petits défauts lui donnent une vraie dimension esthétique, à prendre aujourd’hui au second degré, comme un objet de collection bizarroïde, à la manière de cette belle affiche que vous voyez ci-dessus. J’ajoute que ce film fait partie du « cycle Edgar Allan Poe » dans la filmographie de Corman,il a également réalisé La Chute de la maison Usher, Le Corbeau, La Chambre des tortures, L’Empire de la terreur et d’autres.

Et voilà chérie. Ici, ça sera parfait pour un p’tit pique-nique !

PCJ séance n°27

5e PCJ. Combats Sans Code d’Honneur (Jingi naki tatakai 仁義なき戦い) de Kinji Fukasaku (Jap/1973) et Chungking Express (Chung Hing sam lam 重慶森林) de Wong Kar Wai (HK/1994)

Ce soir, pour rebondir sur la dernière séance (Kamikaze Club), on se refait un film de Kinji Fukasaku, où cette fois-ci la notion de « jingi » est plus prononcée qu’avant (on est avec maintenant avec des yakuzas purs et durs, et non plus des arnaqueurs maîtres-chanteurs). Combats sans Code d’Honneur, présenté ce soir, n’est pas mon film de Fukasaku préféré, mais il est incontournable dans le domaine du yakuza-eiga. Aniki, yubitsume, sakazuki, jingi (voir lexique sur cinemasie.com), yakuzas loyaux et intègres jusqu’à la mort face à la corruption du pouvoir et de l’argent et la société moderne qui n’a plus de place pour eux, flingages chaotiques, pas mal de sang et même des bras coupés, tout y est, dans ce film avec ce héros loyal et taciturne (Bunta Sugawara trop classe. ‘‘Chef. Il me reste encore des balles..’’). La musique de Toshiaki Tsushima est trop énorme, ce thème récurrent mythique qui déchire tout.

Notons ce soir que la pièce est agencée de manière à accueillir un maximum de gens (même si on était que 7 : Jacki, Pierrot, Eddie, Laurent, Phildar, Moussa et Mimi, et aucune fille cette fois pour un film de yakuzas virils). Jacki a mis le canapé devant pour mettre une rangée de sièges derrière, tout en laissant la place pour une ou deux personnes devant par terre sur des coussins.
Le seul problème concerne la ponctualité. Il faudrait arriver plus tôt pour commencer les séances plus tôt, vers 20h30 au lieu de 21h minimum. Si on regarde un deuxième film, on termine à pas d’heure. Ça serait cool de compter une marge maximum de 15 minutes, entre l’heure du rdv et le début du film, le temps de s’installer, d’organiser la pièce (places, son, etc), de se servir un verre, hop présentation du film et c’est parti. Là on attend quelqu’un, on discute pendant trois heures et au final on rentre tard. Enfin bon. Essayons d’être à l’heure svp.

Présentation du film Combats sans Code d’Honneur de Kinji Fukasaku (1973).
La séance se déroule bien, ça fait toujours plaisir de voir ce film malgré ses quelques longueurs, surtout dans des conditions pareilles. On peut apprécier l’image grave stylisée, chaotique et sans cesse mouvante et dynamique de Fukasaku (le début du film qui exprime parfaitement le chaos grouillant du Japon d’après-guerre, caméra à l’épaule et arrêts sur images brutaux, ou encore les cadres débullés et aux perspectives marquées quand ils sont fixes) Le Chaos, matière première de Fukasaku, serait une thématique a développer.
Ce gros classique nous introduit au yakuza-eiga pur, 1er épisode d’une saga mafieuse plus ou moins équivalente au Parrain en Occident, à la « sauce samouraï », avec les codes et les enjeux culturels propres au Japon. On suit l’ascension de Hirono (Bunta Sugawara) dans un système mafieux corrompu et qui n’a plus grand-chose à voir avec le code de l’honneur traditionnel (jingi). On parle du Jingi, notion intraduisible en français (loyauté, amour filial, code de l’honneur, responsabilité, tout ça et plein d’autres choses à la fois), que Tarantino, euphorique et speed, essaie de nous expliquer dans une petite présentation du film en bonus DVD, qu’on zappe avant la fin, pour vite voir le film. On se marre en repensant à la figure changeante du chef, fourbe, lâche et quelquefois manipulateur, qui couine pour qu’on l’aide, en contraste au héros super intègre qui se laisse manipuler tout en connaissant les conséquences, et qui fait ce qu’il a à faire en tant que yakuza, malgré tout ce bordel ambiant. Ce film nous parle finalement de l’individu et sa place dans une société où tout n’est que profit et intérêt. Le Jingi, et surtout la violence, sont des alternatives radicales, en réponse au chaos d’une société où tout s’achète et se vend, même le code de l’honneur.

Combats sans Code d’Honneur, s’il constitue une introduction incontournable au yakuza-eiga, mais aussi à l’univers filmique spécifique de Kinji Fukasaku, est bien plus que ça, notamment avec ses quelques scènes mythiques (le début chaotique et brutal du film, la scène en cellule où le héros devient frère de sang avec le charismatique Tatsuo Umemiya qui s’ouvre le ventre ensuite pour sortir de prison, ou la magnifique scène finale de l’enterrement), qui font de ce film un véritable chef-d’œuvre, à partir d’une banale histoire de guerre des gangs et « d’ascension » dans le milieux (ascension entre guillemets, vu l’évolution bizarre du héros, qui va quand même deux fois en taule dans le film).
Un film intéressant de Fukasaku, que je me devais de vous montrer, pour découvrir son univers dense et bordélique.
Vive le yakuza-eiga et les tatoués japonais !
http://www.dvdrama.com/rw_fiche-3189-.php
http://www.supertoni.ch/71429/71807.html
http://www.lesancresnoires.com/yakusadvd.htm
http://wildgrounds.com/index.php/2006/10/11/combat-sans-code-dhonneur-1973-kinji-fukasaku/

Après une discussion sur le film, et le départ en traître de quelques spectateurs sans aucun code de l’honneur (qui se dépêchent de prendre leur dernier métro), on décide de programmer un film-surprise, au lieu du second de Fukasaku prévu (Okita le Pourfendeur), ce qui n’est pas plus mal, on se serait tapé deux films du même réal, avec le même premier rôle (Bunta), dans le même genre d’histoire, c’est des coups à mélanger les films ça. Surtout avec des japonais énervés…
Jacki nous présente donc Chungking Express de Wong Kar Wai (1994), son « troisième film préféré ».
Je crois confondre ce film avec Fallen Angels ou un autre encore du même réal, mais très vite avec la musique et Brigitte Lin (actrice sur-mythique de films de sabre made in HK), sa perruque blonde et ses lunettes noires, impossible de se tromper. C’est vrai que ce film (une histoire d’amour à la con où les protagonistes s’aiment sans arriver à s’atteindre vraiment-ouhla le résumé…) est vraiment excellent, trop bien photographié, et une mise en scène tout en retenue et en justesse. Wong Kar Wai est balaise, et on sent malgré toutes ses influences de l’Occident, que son cinéma est ancré dans la ville de Hong Kong et lui appartient totalement. Un film purement hongkongais, et sa thématique de terre de transition, d’émigration, de point de départ et de passage. Wong Kar Wai aime les femmes aussi et les filme trop bien. Mais surtout, surtout, la musique.

Un petit trailer pour se souvenir de cette musique lancinante.

Dès le début du film, j’ai repris une énorme claque, avec cette musique absolument magnifique de Michael Galasso qui nous fait direct entrer dans les images à la fois saccadées et oniriques de ce film. D’ailleurs en parlant de photo, trois chefs-op se succèdent sur ce film, dont bien sûr Christopher Doyle et Andrew Lau (dont on a vu les mêmes images saccadées et le même travail sur l’obturateur dans son film Young and Dangerous, en moins bien traité et moins lisible), pour signer une image magnifique qui sert complètement le propos du réalisateur. Pour le coup, c’est bien sympa de pouvoir le revoir sur le beau mur de Jacki en grand. Merci à lui.
On discute un peu de ce film, sa manière de bosser avec les acteurs, de les diriger, ses cadres grave esthétiques et riches, mais une fiche complète du film faite par Jacki va bientôt suivre, pour plus de détails. D’ailleurs, la vision de ce film m’a conforté dans l’idée que j’avais de montrer le 1er film de Wong Kar Wai, As Tears Go By, dans le cadre de mon programme. On en reparle bientôt.

Et maintenant qu’on a été introduit à l’univers de Wong Kar Wai, on va pouvoir rebondir sur d’autres propositions de programmes, comme celui de Jacki, qui veut faire une connexion entre Tarantino, Godard et Wong Kar Wai, si j’ai bien compris.
Je pense qu’il serait judicieux, dès la prochaine séance, de commencer à alterner les thématiques et les films, pour diversifier les séances et pas bouffer que des yakuza-eigas et atteindre de les avoir tous vu pour passer à autre chose. Ça va vite saouler tout le monde.
Alors, dès la prochaine fois, je compte sur Jacki pour nous concocter une petite programmation, en tout cas proposer un film qui va nous permettre d’ouvrir les projections à d’autres thèmes, pour commencer à alterner dès maintenant. Le but du jeu c’est pas que de regarder des films de gangsters asiatiques, mais de rendre accessibles des films essentiels et incontournables. « Triades et Yakuzas » est ma première proposition de programme, très ciblé thématiquement, pour commencer avec du lourd, mais je compte bien vous proposer d’autres thèmes et films bien différents.
http://www.imdb.com/title/tt0109424/
http://hkmdb.com/db/movies/view.mhtml?id=7867&display_set=eng
http://www.cineasie.com/ChungkingExpress.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chungking_Express
http://wkwai.free.fr/filmo/chungking-express/chungking-express.htm
http://www.ecranlarge.com/movie_review-read-7174-43211.php
http://www.telerama.fr/cinema/films/chungking-express,35395,critique.php
http://www.cinemasie.com/fr/fiche/oeuvre/chungkingexpress/
http://www.hkmania.com/comedies/films/chungkingexpress.htm

En tout cas, ce soir c’était une double-séance fort intéressante, entre le Japon et Hong Kong. Ça fait plaisir de voyager comme ça dans la chambre de Jacki.
Allez a plus.
Eddie, le 13 mars 2009.

Babe 2 : un cochon dans la ville (George Miller. 1998)

Tout d’abord, j’aimerais remercier personnellement George Miller de m’avoir appris que le ridicule ne tue pas car je ne suis pas mort en disant à des dizaines de personnes que je trouvais Babe 2 très réussi. Même si ça ne m’a pas tué, ça n’a pas empêché la quasi-totalité de ces dizaines de personnes de se foutre de ma poire. Pourtant, d’après moi, Babe 2 est un véritable Disney en prise de vue réelle,  un must du cinéma pour enfants et un joli conte moderne au goût de bonbon rose. Bienvenue dans mon panthéon petit cochon.

Bye George.

Tout va mal à la ferme ! Babe a poussé son maitre par accident au fond du puits. Immobilisé dans son lit, le fermier ne peut plus travailler, très vite, la banque menace de saisir la ferme. La fermière, Madame Hoggett, décide d’amener Babe le cochon (devenu berger de génie dans Babe 1) à une nouvelle compétition dont la victoire règlerait tous leurs soucis. Malheureusement, un incident fâcheux empêche la paysanne et son porc bavard de prendre leur avion de correspondance. ils se retrouvent alors coincés et sans ressources dans un monde qui leur est hostile et inconnu  :  la ville…

De l’aventure, du drame, des animaux aux looks d’enfer… 

PCJ Séance n° 31. Deuxième film présenté par Favien Berry : L’Ultime razzia (Stanley Kubrick. 1956)